La structure canadienne de Heidelberg

Richard Armstrong, président de Heidelberg Canada, a commenté la situation du constructeur au pays durant la vague d’innovations qui a déferlé sur l’industrie lors de la drupa 2012.
M. Armstrong indique que depuis la rationalisation et la mise en œuvre du programme d’efficacité Focus 2012 en vue d’atteindre ses cibles de rentabilité, la structure de l’entreprise au Canada a peu changé. Il y a toujours trois vice-présidents régionaux (à Montréal, à Toronto et à Calgary), qui sont responsables de la vente d’équipements, de consommables, de pièces, de services et de solutions clients dans leurs marchés respectifs. Toronto accueille un vice-président de la gestion des produits, Ken Freek, qui dirige une équipe d’experts produits dans chaque gamme d’équipements et de consommables. Un vice-président Services est également basé au siège de Toronto. Un entrepôt d’encres et de pièces est hébergé à Toronto, mais Heidelberg compte aussi sur des entrepôts tiers à Montréal, à Calgary et à Vancouver pour assurer une livraison rapide à ses clients.
Au cours des années difficiles, Heidelberg a mis en valeur son service et ses consommables, signale M. Armstrong. Il explique que la salle de démonstration a été fermée à Toronto, mais les démonstrations d’utilisation de nouveaux consommables sont faites en clientèle, par des représentants. « En fait, la restructuration n’a pas transformé l’organisation, elle a plutôt restructuré les rôles des employés, en combinant la vente d’équipements et de consommables, par exemple. Nous avons également mis l’accent sur l’assistance technique et le service », dit-il.
La pensée numérique de Heidelberg
Aucune division spéciale ne sera créée spécialement pour l’impression numérique. « Nous conserverons la structure de collaboration établie avec nos partenaires,

Richard Armstrong, président Heidelberg Canada

mais nous pourrions également nous associer à un distributeur. Ricoh sera notre partenaire de service numérique », affirme M. Armstrong.
Il poursuit en faisant observer que « Heidelberg a peut-être fait une entrée publique tardive dans le numérique, mais dans les faits, Heidelberg a toujours été tournée vers le numérique. « Si l’on considère toute la technologie intégrée dans une presse – la collecte des données prépresse et les préréglages, par exemple – seule l’étape de manutention des plaques diffère de l’impression numérique. Le flux de production occupe un rôle important pour nous et le fait de vendre des presses électrophotographiques ou à jet d’encre, n’est qu’un autre moyen de déposer de l’encre sur le support. Il y a bien sûr un constant besoin de nouvelle formation, mais cela fait partie de l’évolution. »
« Il est vrai de dire que Heidelberg a toujours été orientée numérique et nous avons déjà un système de gestion de la couleur, d’imposition et de flux, entre autres.

Ken Freek, vice-président de la gestion des produits

Aujourd’hui, avec Ricoh Linoprint, l’intégration d’un seul flux dans notre système permet aux clients de diriger leur production vers l’impression offset ou numérique en fonction des besoins », intervient Ken Freek.
La société avait prévu depuis longtemps la réduction de l’impression des pages offset sur des presses de plus petit format. « L’impression numérique prend désormais en charge ces plus petits tirages, mais quand il est question des tirages élevés, l’offset est toujours le principal moteur. De plus, nous avons augmenté notre part de marché chez Heidelberg depuis que nous avons pénétré le grand format avec nos presses XL 145 et 162 », déclare Richard Armstrong.
Heidelberg Amérique du Nord vient tout juste de faire état de son succès à la drupa 2012, notamment de l’obtention de 100 commandes, dont plus de 30 presses offset. « Plusieurs imprimeurs canadiens ont passé des commandes durant la drupa. Nous avons clairement senti un vent d’optimisme animer l’industrie canadienne de l’imprimerie », conclut Ken Freek.

France Brodeur